samedi 23 juin 2018


AMINA TALES est désormais aussi en vente  en deux volumes, formats broché et Kindle :

"SOLEIL NOIR"  et  "LUNE/TERRE NOIRE"

Deux magnifiques nouvelles couv' ont été créées pour l'occasion.






mardi 15 août 2017

    Comme tous les auteurs je repense parfois à ce que j'ai écrit, j'analyse, et la vie me fait voir de différente façon les œuvres de mon passé. Après avoir écrit "Trash Humanity", la part sombre de mon inspiration, et grâce aux retours de certains lecteurs, je suis à présent plus conscient de ce que j'ai fait quand j'ai conçu AMINA TALES. Le livre commence comme une aventure pour ados, avec les codes de ce genre de Roman et même le style d'écriture qui va avec. Mais finalement ce que j'aime faire c'est surprendre le lecteur et le faire basculer là où il ne pensait pas aller, dépasser les codes d'un genre, transgresser au risque de ne pas coller avec ce qu'on attendait du livre. Amina est au départ presque encore une enfant, et au fur et à mesure que le monde du livre devient menaçant et horrible, parfois d'une dureté sans concessions, elle évolue vers l'âge adulte et perd ses illusions. Personne n'est épargné, même ceux en qui elle avait une absolue confiance révèlent leur côté obscur et sont capables du pire. Ainsi, dans un livre "pour ados" où l'on pensait trouver des personnages manichéens on plonge dans une aventure en territoire véritablement inconnu. Je fais un copier-coller de ce qu'en a écrit J.C Heckers, qui l'a exprimé de bien meilleur façon que je ne pourrais le faire :
    "C'est un bien étrange roman, au fond, qui semble destiné à un lectorat adulte et adolescent en même temps, qui a ses naïvetés de surface pour mieux entraîner au cœur de ténèbres poisseuses. Les clartés sont fugaces, ou trompeuses. Je dois dire qu'au terme de la trilogie j'ai ressenti un malaise plus que certain que bien d'autres avaient précédé, tant tout du long on fréquente l'abîme. Le tableau brossé est loin d'être rose, et encore une fois c'est une science-fiction qui ne pratique pas l'optimisme. Ce premier tome laisse libre cours à une imagination (jamais gratuite) qui déjà donne le tournis. Déjà l'effroi gagne, et pourtant il y aura bien pire ensuite. Je n'ai pas cessé de frémir d'horreur, notamment dans l'ultime volet qui dégage un désespérant fumet d'inhumanité. Le style, que personnellement j'associerais plus volontiers à une littérature pour la jeunesse, souligne d'autant plus par contraste la noirceur sous-jacente, noirceur qui vous happe. Et, malgré mes réticences (le début me laissa croire que ce livre n'était décidément pas fait pour moi), je me suis laissé emporter par cette histoire, touffue, dure, jusque dans ses prolongements les plus malsain."
    Ainsi on pourrait dire que AMINA TALES commet le sacrilège de vous mettre dans la peau d'une ado pour une aventure d'adulte, en quelque sorte, ce qui fait que vous vous prenez les événement en pleine face avec une violence décuplée. J'ose avancer que c'est une trilogie où enfin on ne prend pas les jeunes pour des débiles... Ce serait l'une des qualité du roman s'il en est (seuls les lecteurs peuvent en juger).

mardi 25 juillet 2017


Voici le début de "LA FAMILLE KOX", un nouveau roman très différent de AMINA TALES, moins noir, clairement destiné aux ados alors qu'Amina était une DarkSF assez dure :


" Abi Kox déplia à nouveau l’offre de location et la lut une fois de plus.
Sa mère avait fini par se décider. L’endroit était merveilleux : à deux pas de la mer, dans une petite ville assez sympa avec toutes sortes de commerces et incluse dans les circuits des drones commerciaux… mais au niveau des occupants, vraiment, cela n’allait pas du tout. 
L’offre indiquait que l’appartement était habité par les esprits de deux familles. Il y avait deux vortex ouverts sur les vingtième et vingt et unième siècles. Mais aucun jeune de son âge là-dedans ! La liste des fantômes n’incluait que des gens ayant dépassé la trentaine.
Ce n’était pas juste. Avec qui Abi allait-elle pouvoir discuter ? La communication avec les morts n’était déjà pas facile, à cause du décalage temporel, mais si on y rajoutait des différences de générations la jeune fille risquait de ne pas réussir à se faire d’ami parmi les esprits.
Restait à connaître l’avis du chat : avec un peu de chance il allait refuser d’habiter dans cette maison et obliger la famille à pousser les recherches plus loin. Mais presque tous des cartons étaient déjà faits, et Madame Kox ne cessait de râler à propos de papiers administratifs à n’en plus finir, auxquels s’ajoutait la cérémonie d’adieu aux Smith.
L’ouverture du vortex était prévue pour dans trois jours. Il allait y avoir des larmes, peut-être même des hurlements... pour des fantômes, quoi de plus normal ?
Les Smith étaient une vieille famille dont les membres s’étaient éparpillés tout au long des années 2000 : en ce temps la le travail faisait défaut et obligeait les gens à quitter le cocon familial. C’était très différent, il n’y avait aucune politique de regroupement et bien sûr aucun foyer digne de ce nom, liant les anciens et nouveaux occupants. À l’époque les gens nourrissaient toutes sortes de croyances totalement stupides à propos des fantômes, par exemple de croire qu’il s’agissait d’esprits coincés entre deux mondes, à cause d’une tache inaccomplie, d’un problème irrésolu... s’ils avaient su... La science avait fait bien des progrès depuis.
Billy déboucha dans la chambre, comme à son habitude totalement surexcité.
— j’ai eu un vert à mon devoir d’histoire, Abe, tu te rends compte ? Un vert, ça fait le troisième !
— Bravo, vers de terre, t’es un vrai petit génie. Dépêche-toi c’est la fin de l’année, tu as peut-être le temps pour un quatrième. Combien il te reste de jours d’école ?
La porte claqua. Il avait déjà disparu, sans répondre, ayant surement épuisé son quota journalier de communication avec sa sœur.
Abi froissa l’offre de location et la jeta a l’autre bout de la chambre. Elle s’allongea sur son lit en pensant que c’était idiot, qu’il allait falloir la défroisser car c’était un papier important... Mais cela faisait tellement de bien !
Elle était contre ce déménagement, depuis le début. Pourtant elle n’avait jamais exprimé son avis, car elle ne voulait pas ennuyer sa mère avec ses états d’âme. Il y avait toujours trop de problèmes, après la mort de Papa les ennuis s’étaient accumulés à n’en plus finir, et il ne se passait pas une semaine sans qu’elle ne surprenne sa mère en train de pleurer devant une pile de paperasses éclatées sur la table du salon. Depuis qu’elle était à la maison, à cause de sa phobie scolaire consécutive au décès, elle ne pouvait échapper aux manifestations de la dépression de sa mère.
À quoi bon en rajouter ?
Depuis que le fantôme John -John s’était figé, en ce moment Aby n’avait plus personne à qui parler. Les soi-disant amies du lycée s’étaient éloignées d’elle, comme si la mort d’un proche la rendait pestiférée.... à moins que cela ne vienne d’elle. Loin des yeux, loin du cœur... Peut-être s’était-elle renfermée sur elle même au point de perdre ses meilleurs copains, c’était bien possible. 
Après tout, il y avait peut-être du bon a ce déménagement, l’occasion de tout recommencer. C’était pour bientôt, pour le début des vacances, le temps nécessaire aux fantômes pour faire connaissance avec une autre famille qui allait envahir la maison pour participer a leur séance de Pré-Mesmerisation. Après-demain, ou dans trois jours.
Les fantômes détestaient être seuls, ils avaient tendance à s’endormir pour de bon. Et ils n’aimaient guère être surpris...





samedi 13 mai 2017


TRASH HUMANITY 

"célébré" ce Week-end par le site MONBESTSELLER.COM comme le livre le plus Trash :


http://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/7525-ebook-a-lire-en-ligne-fredel-silreves-roman-sff-trash-humanity

dimanche 23 avril 2017

Connaissez-vous le site MONBESTSELLER.COM ?
"Trash Humanity" y est en lecture gratuite pendant quelques temps.... profitez-en ! Le site vous permettra aussi de faire la connaissance de nombreux autres auteurs, grâce à un système de grille très bien conçu. http://www.monbestseller.com/manuscrit/7478-trash-humanity

 

Première impressions des lecteurs de Monbestseller :

fab :
"Très belle écriture, très forte. Et un vrai récit qui laisse des traces trash. Merci pour ce partage."

Gaspard du Gévaudan  :
"Il n’y a qu’1/2 mensonge dans le titre, et « trash » n’est pas celui qui l’est ! Cash en plus d’être tough. Très fort. Très dur. Très superlatif. Et très heureusement qu’il y a des sites comme monbestseller pour lire des récits qu’on ne lirait nulle part ailleurs. Il y a une vraie pensée, un vrai récit et un vrai style. Bravo."

Hubert :
"Très TRASH, limite hors zone... et pourtant on reste accroché. On devine que la fin sera tragique, que l'espoir est vain, mais les idées originales, les inventions nous retiennent... Docteur, suis-je malade ?"

  
Une autre moins élogieuse : le style du roman est clivant, c'est normal ! En tous cas une critique constructive très bien écrite et intéressante :

J-C Heckers :
 
"Désolé de venir casser la bonne ambiance du concert de louanges, mais je dois confesser une grosse déception sur plus de cent pages. Je ne sais pas à partir de quel moment j’ai commencé à m’ennuyer, au bout de quatre chapitres, c’est sûr. Arrivé au terme de la novella, j’ai pensé à un Matheson qui aurait pratiqué le délayage en adoptant un style dans le genre vulgaire devenu assez commun pour ce genre de sujet, et ça ne m’a pas réjoui. D’abord parce que le dit Matheson aurait écrit ça il y a un demi-siècle, avec plus de dureté, de concision, et une moindre proportion de grossièretés. Bon, d’accord, on n’appellera pas ça une mise en perspective pertinente, mais ça aura été ma première réaction. On est venu me vendre du cash dur fort, et du bon en plus, je vois de la dope coupée au sucre glace et au talc (ou alors avec de l’eau si ça doit s’injecter). Qui ne m’aura fait presque aucun effet, et m’aura surtout suscité l’impatience d’en finir. Au sortir de Trash Humanity j’ai donc eu le sentiment que c’était bien trop long, que tout ça pour ça, même le paroxysme et les pages conclusives m’ont à peine laissé un goût amer. Dont celui d’avoir lu des tas de fois ce genre de choses et, ici, de ne pas avoir retiré grand-chose de l’effort. Ou de ne pas avoir su, c’est possible aussi. Ce qui expliquerait que je n’aie pas accroché. Je fais alors une pause avant de m’intéresser à la suite. Le rêve d’une baleine à bosse (etc.) m’emporte un peu plus loin et me satisfait mieux. Parvenir enfin à savourer, c’est déjà ça, et je trouve enfin une patte de l’auteur, ce qui le distingue. Plus tard, quand je termine Six Mondiols, je me dis que c’est dommage qu’il y ait eu Trash Humanity, parce que j'ai sincèrement bien aimé ces nouvelles (pas à la folie, mais bon, voilà). Ou plutôt, je trouve dommage que Trash Humanity n’ait pas fait, lui aussi, une trentaine de pages – au pire une cinquantaine, mais pas plus. Les bonnes idées auraient été plus saillantes, le propos plus brutal et sur moi plus efficace, même si je suis devenu peu perméable aux variations dystopiques de ce genre. Bref, résumons (sic). Mitigé et perplexe, j’estime que si ce n’est pas mauvais (loin de là), il n’y a pas de quoi se pâmer, et que dans le premier volet du livre l’auteur est tombé dans un bavardage un peu complaisant alors que j’estime qu’il eût fallu serrer le kiki au texte, faire quelques coupes et surtout concentrer la dose pour un effet immédiat et maximal. Bien sûr, ce n’est que mon opinion (discordante) et, comme je l’ai indiqué plus tôt, je n’exclus pas que mon métabolisme demeure indifférent à certains produits, ce qui expliquerait que je n’aie pas été plongé dans le même ravissement que bien d’autres lecteurs. Quant à savoir si cela signifie que j’aurais conservé plus de lucidité, je ne vais pas m’avancer. Surtout pas. Car, qui sait si, au contraire, je n’aurais pas été victime de mes propres cécités ?"

 

mercredi 19 avril 2017

 

La nouvelle édition de SILEREVES HORS DU MONDE est disponible

 au format électronique ou format papier sur AMAZON.

 Suite à la sortie de "Silérêves - Poèmes choisis", pour ne pas faire de doublons les quelques poèmes inclus dans SHDM ont été remplacés par des inédits. Des illustrations ont été rajoutées et pour l'occasion de cette nouvelle édition le texte a été corrigé et amélioré. Le visuel a également été modifié (voir la maquette plus haut).


 

vendredi 17 mars 2017

Réédition de "LE KLEENEX", la peinture au vitriol d'un petit lycée de province, auparavant paru sous un autre titre et sous pseudo.

https://www.amazon.fr/Kleenex-Fredel-ebook/dp/B06XPM8YJT/ref=sr_1_6?ie=UTF8&qid=1489748241&sr=8-6&keywords=FREDEL


mercredi 8 mars 2017

La version papier de "Silereves - Poêmes choisis" est dispo sur Amazon.


 



mercredi 1 mars 2017

Nouveau sur Amazon Kindle : "Trash Humanity", un court roman suivi de deux nouvelles. De la SF noire et trash, dans un monde pas si différent du nôtre.


"Trash Humanity" : où Claire l’intox se prend pour la Vierge et s’abandonne, dans un monde gouverné par le syndicat des pharmaciens. La tension monte, les personnages qu’elle subjugue se télescopent jusqu’à un final hyper violent. Attention, ce texte peut choquer.

"Le rêve des baleines à bosse en route pour le pays du bonheur" : un homme prend la fuite pour échapper à la société fasciste de demain, mais si ce n’était qu’un piège, une illusion ?

"Six Mondiols" : dans un futur plein d’androïdes, un homme perd
son identité avant d’être jugé sur un détail, juste un manque d’humanité.

Le texte de "Trash Humanity" est nouveau, les deux autres nouvelles sont déjà parues au sein du périodique "S.E.VE.N." à présent indisponible.


samedi 25 février 2017

La première partie de "Amina Tales", écrite à l'origine comme un roman indépendant sous le titre de " Soleil Noir", va prochainement être éditée en poche. Vous pouvez néanmoins vous jeter, si ce n'est déjà fait, sur l'édition de la grosse Intégrale des trois romans du cycle, toujours dispo sur Amazon en un beau livre de près de 800 pages prêtes à être dévorées. Commander est très simple et la livraison ultra-rapide, si vous aimez la SF (dans le genre de "Silo", par exemple), ne vous refusez pas le plaisir de tenir un bon gros livre entre les mains !

mardi 21 février 2017

    " Talons aiguilles sur pavés mouillés, frottement des tissus, respiration féminine : c’est le signal, l’habitude qui l’ancre à la vie. Collé à la fenêtre il ouvre de grands yeux et ne perd rien du spectacle. Elle approche, avec son cul, elle rentre à la maison. Il la mate d’un œil gourmand en regrettant de ne pas avoir un peu attendu pour balancer le récipient d'Hypnocool. Qu’elle est belle ! Ses reins se creusent en une courbe qui glisse comme une piste d’envol pour des drones d’Amalone, et un peu plus bas de longues jambes pleines de promesses balancent leur cuisses généreuses au rythme de la vie, de l’amour. Le vieux la regarde passer comme un mirage. "
    TRASH HUMANITY - Extrait.

mercredi 25 janvier 2017



Bientôt :

"TRASH HUMANITY" : 3 nouvelles de SF noire
au format Kindle et papier.

Projet de couv :

 Le livre contiendra :
"Trash Humanity", nouveau court roman d'une centaine de pages

"Le rêve de la baleine à bosse en route pour le pays du bonheur", nouvelle déjà paru en décembre 2015 uniquement sur Kindle



"Six mondiols", édité en septembre 2016 sur l’éphémère gazette mensuelle "S.E.V.E.N."


mercredi 18 janvier 2017


En préparation :

La nouvelle édition de la version papier de "SILEREVES HORS DU MONDE", le Roman psychédélique de 2013, est en cours de préparation.
      Elle contiendra de nouvelles illustrations et sera augmentée de "SILEREVES : Poèmes choisis", livret jusqu'à présent uniquement paru sur Kindle. 




lundi 21 novembre 2016


AMINA TALES l'intégrale : notes de l'auteur.


Pour ceux qui ont déjà le livre, voici les "Notes de l'Auteur" ajoutées à la fin de la nouvelle "édition" de l'Intégrale :


Cette histoire est issue d’un rêve, vraiment. Au saut du lit mes premières pensées furent : "Whaou ! Quelle nuit !". Je savais que quelque chose d’important venait d’arriver.
Je suis tombé amoureux de ce rêve, de ce film. Un court métrage, peut-être… ou bien une série d’images subliminales ? Dans les bras de Morphé on ne peut pas savoir, il n’y a pas de repères temporels, ça a peut-être duré quelques secondes seulement. Mais tout y était : une histoire, des personnages attachants à pleurer (vous ne pleurez jamais au cinéma, vous ?), une fin inéluctable, des décors de science-fiction somptueux, des effets spéciaux et des ralentis aux petits oignons, tout ceci pour un moment très spécial. Évidemment, j’ai fini par me dire : comment partager ça ? Suffit-il d’en parler ?
— Euh Chérie, j’ai fait un rêve très spécial.
— Yep, moi aussi, j’ai rêvé que tu faisais le petit déjeuner pour une fois…
J’adore le cinéma, être embarqué dans "l’infini et au-delà", c’est tellement magique ! Lorsque j’écris, en fait je décris le film que je visionne dans mon home-cinéma cérébral, dans ma tête. C’est pour cela que mes descriptions ont cet aspect si cinématographique : j’imagine que je suis dans une salle de ciné et je couche sur le papier ce que je suis en train de voir. A chacun sa méthode ! Lorsque j’étais enfant, mon premier vrai film de cinéma était un dessin animé : "Mowgli", celui de Disney. Mon passage préféré : le territoire des singes, bien sur, avec ces vieilles ruines à explorer, aussi mystérieuses que le paysage d’une planète alien… Mais le voyage ne suffit pas pour faire un film dont on se souvienne longtemps. Certaines œuvres ont un supplément d’âme, elles vous marquent pour un bon moment. J’ai découvert ça avec "2001", le conte philosophique de Kubrick (supplément d’âme de type religieux alors que j’étais très jeune) et je l’ai retrouvé dans "l’armée des douze singes" de Gilliam (supplément d’âme de type… indéfinissable : regardez ce film), cette fin au ralenti où le gamin voit Bruce Willis se faire anéantir, comme s’il savait déjà, depuis toujours. Une boucle temporelle pétrie d’humanité… Les voyages dans le temps me passionnent, je pense qu’un jour j’écrirai un roman là-dessus. Déjà, Amina Tales contient cet élément, cette traversée temporelle qui donne du recul sur l’histoire.Tous les éléments que j’adore au cinéma sont probablement dans mon livre… je remercie tous ces grands réalisateurs de m’avoir inspiré.
***
Le rêve qui est la source de ce roman était en 16/9ème, avec des cadrages à la Kubrick. Esthétiquement très beau il avait lui aussi cette chose en plus qui font les merveilleux films dont j’ai nourri mon imagination : une sorte de poésie transcendentale en ligne directe avec mon âme. Les images sont restées gravées en moi, encore aujourd’hui je n’ai pas besoin de fouiller longtemps dans ma mémoire pour les retrouver : elles m’ont accompagné tout au long de l’écriture d’Amina Tales, me motivant à me mettre dans l’état second propre à retranscrire toute leur beauté funèbre :
— Une jeune fille flottant en apesanteur dans un parallélépipède blanc, avec des éclats de glaces en ascension tout autour de son corps pris par le froid. Celui-ci s’élève de plus en plus haut avant d’éclater en milliers de petits morceaux, comme un membre figé par l’azote liquide et frappé par un marteau.
— Toute une famille, main dans la main, se serrant les uns contre les autres pour ne pas mourir de froid. Ils savent que le pire ne peut pas être évité. Ils s’aiment, mais ils sont réalistes : ce sont les tout derniers instants de communion et d’amour partagé entre eux. Ils sont tous vêtus de combinaisons spatiales de survie, et les cheveux noirs des enfants tranchent sur le blanc des cols en polyplastik. Tout est blanc comme la neige, de petits cristaux commencent à flotter dans l’air alors que la pesanteur artificielle disparaît peu à peu. Un peu plus loin, d’autres gens, d’autres familles encore en vie pour un instant, regroupées dans cet espace immaculé, dans le dernier secteur d’une immense station spatiale gagnée par un froid si intense que même le feu se fige.
— D’immenses baies vitrées qui donnent sur un soleil en train de mourir : orange, rouge et noir, l’astre du jour est désormais incapable de diffuser assez de photons pour nourrir les capteurs solaires de la station spatiale.
***
D’habitude les rêves se diluent dans la réalité, les images fuient la mémoire qui s’optimise en ne stockant que le nécessaire pour la journée. Pourtant, le soir suivant, une semaine plus tard et jour après jour, les images sont revenues. Le rêve ne voulait pas que je l’oublie. C’était tant mieux car je l’aimais et ne désirais pas qu’il disparaisse.
Comme tout le monde il m’était déjà arrivé de retranscrire mes songes sur le papier : feuilles plus tard perdues, cahiers de brouillon froissés jamais relus. C’est donc ce que j’ai fait, encore une fois, mais la feuille me narguait, cela ne suffisait pas. Je sortais de la correction éreintante de "Silereves Hors du Monde", gros roman labyrinthique que j’avais mis des années à composer et qui m’avait absorbé comme un sable mouvant. Je voulais me reposer un peu : non, ne te laisse pas entrainer dans cet engrenage, pas maintenant.
Mais cela ne me convenait toujours pas.
Alors je me suis dit : une nouvelle, ça serait pas mal. Une petite histoire, qui ne prendra pas trop de temps. Seulement, dans une histoire il faut un début, une fin, une progression, des mystères, du suspens… Du moins c’est ainsi que je vois les choses, sûrement une déformation de ma culture Geek de SF. Je voulais un Monde autour de la situation exposée dans le rêve, je devais préciser les choses… Une nouvelle n’allait pas suffire ! J’ai donc commencé à rédiger un synopsis, la première et fragile armature de ce qui allait devenir le premier Tome de Amina Tales : "Soleil Noir". Et après… Vous savez comment cela se passe (ou pas), la machine est lancée, et les seuls havres de paix qui vous ressourcent sont ces périodes où votre imagination se déverse sur le papier, ou plutôt en ce qui me concerne dans un premier jet sur une tablette numérique. Vous avez entrepris la construction d’un Monde, qui doit être assez équilibré pour ne pas s’effondrer en quelques jours, et une chose en entrainant une autre tout devient plus compliqué. Mais dans ce Monde-là, vous vous sentez si bien qu’à chaque coupure du réel il vous tarde d’y revenir, c’est une véritable addiction… Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Demandez à mes proches, qui ont fait l’expérience de vivre à mes côtés alors que j’avais la tête ailleurs, ou bien à mes employeurs qui s’interrogeaient sur mes disparitions prolongées, alors que je me planquais dans la salle des serveurs Amon pour noter une idée que je ne voulais pas voir disparaître. Une longue idée… Parfois je n’avais pas trop envie d’y retourner : l’univers d’Eden-One et ces personnages qui se télescopent en multipliant les possibilités d’erreurs, en dévoilant des secrets qui expliquent des mystères, tout ce foisonnement m’épuisait. On se plonge dedans quelques minutes, et on s’aperçoit qu’en fait plusieurs heures sont déjà passées, que d’autres problèmes sont apparus, qu’il faudra encore plus de temps. Encore l’absence de repères temporels du rêve… J’ai même essayé d’y échapper en écrivant une satire humoristique d’une centaine de pages, décrivant sous pseudonyme mon milieu professionnel d’alors (ma vie "active" est composée de multiples milieux professionnels…). Mais le rêve me rappelait, il ne voulait pas que je l’abandonne, le livre réclamait sa substance. Les livres dévorent leurs auteurs, a-t-on dit. Je confirme. Amina flottait dans l’air gelé, et derrière son visage aux yeux pointés vers moi un soleil noir brulait d’une lumière ocre, léthale. La jeune fille semblait murmurer "n’abandonne pas, va jusqu’à la fin, je veux en finir". Finalement je retournais avec bonheur à l’écriture, conscient de ma dépendance. Je menais une double vie, le temps me filait entre les doigts. Afin de me motiver lorsque ma paresse prenait le dessus, j’ai demandé à ma fille de lire chaque nouveau chapitre en fin de semaine et de me vilipender si je ne lui envoyais pas la suite. Cela a marché, j’avais ainsi une Timeline quotidienne grâce à laquelle les choses ont bien avancé. La fin du premier Tome, la première édition, puis le second Tome, et enfin l’apothéose de "Terre Noire" où tout peut recommencer après le Reset du monde. Mort et résurrection… le cycle de la vie : le rêve a grandi, je l’ai nourri sans compter et je heureux d’en avoir fini.
***
Aujourd’hui la boucle est bouclée, j’ai rendu à la nuit le don qu’elle m’avait fait. Cela m’a pris prés de trois ans, où "Soleil Noir" et "Lune Noire" sont parus séparément pour être plus tard rejoints par "Terre Noire" au sein de cette intégrale revue et corrigée avec soin, grâce aux conseils et annotations de quelques amis auteurs et blogueurs cités à la fin de l’ouvrage. Je ne suis pas encore totalement sorti de l’univers d’Amina Tales, puisque les quelques nouvelles de SF que j’ai écrites depuis y font plus ou moins référence, avec la présence de quelques "SynKs", une allusion à une immense station spatiale en construction, un univers totalitaire au bord de l’implosion… On ne sort pas de la création d’un monde sans en porter les stigmates. Mes futurs écrits seront-ils tous contaminés ? On verra bien… Ils auront certainement lieu dans un état totalitaire, une dictature, une fausse démocratie. Avant le rêve j’étais déjà obsédé par l’Holocauste, alors les images du rêve, ces familles emprisonnées dans un monde glacé… cela m’a tout naturellement renvoyé aux chambres à gaz, à l’hiver des camps. Au cours de la conception du roman, la Shoah a investi peu à peu Amina Tales, à tel point que je me demande si finalement ce n’est pas ça qui était à l’origine du rêve. Peut-être au-je suivi un reportage ou bien lu quelque chose avant de m’endormir, je ne sais pas.
Le parallèle entre ce qui arrive aux habitants d’Eden-One et l’extermination des Juifs de la Seconde Guerre mondiale n’échappera à personne, puisqu’il est question d’un gaz exterminateur et que l’on trouve tout de même des Nazis dans le roman… Cette période de l’histoire a eu une grande influence sur moi. Je suis trop jeune pour l’avoir vécu, mais j’ai toujours été très à l’écoute de ce que mes anciens ont pu me raconter et des documentaires glanés çà et là. Grâce aux médias et à Internet nul ne peut ignorer cette flétrissure de l’humanité. Ma famille n’a pas eu à subir l’holocauste, mais je reste fasciné par ce que je considère comme l’Enfer, les démons envahissant la Terre à cause de l’impiété des hommes. Bien sûr j’ai un sentiment religieux ancré en moi, une foi qui m’est propre, affranchie de toute pratique. Cela transparaît dans le roman, où après avoir douté de son existence l’androïde rêve d’acquérir une Âme. Comme d’autres auteurs avant moi (et Philip K. Dick en particulier), je pose la question de savoir "ce qui définit l’Humain". Un film comme "La liste de Schindler" fait partie de mes références, je pense que son visionnage devrait être obligatoire dès le second cycle de l’Éducation Nationale. Ce chef-d’œuvre m’a bouleversé et ne cesse de me rappeler qui nous sommes, ou plutôt qui nous risquons de devenir, à tout moment. Ce génocide et tous les autres, Sajayevo, le Ruanda, ceux qui se déroulent en ce moment, Daesch… tous ces astres noirs… et ces enfants qui nourrissent l’espoir fou de rallumer le soleil, il me semble qu’ils sont les ancêtres d’Amina (qui le pressent clairement lors de la découverte de ses origines et de son rêve des chambres à gaz, après sa rencontre avec Le Golem). À chacun ses hantises, pour moi celle du totalitarisme me garde à jamais de voter pour les populistes de tous poils, qui séduisent les gens grâce à des solutions tout-en-un, comme Hitler l’a fait, comme le Gouvernement terrestre le fait dans mon livre en inventant un gigantesque mensonge. Les Ombres, présentes dès le début du Tome 1 et dont le mystère n’est levé qu’à la fin de la trilogie, sont le symbole ultime de ce cancer de l’humanité : elles se nourrissent de désespoir et ne disparaissent que lorsque le terrain redevient vierge de toute duplicité. Sur le fond Amina Tales est un roman sur l’identité : est-on toujours un homme lorsque l’on vend son âme au Diable ? Et la machine, l’androïde qui commencerait à se poser des questions existentielles, pourrait-il acquérir le statut d’être humain ? (le soldat formaté en démon peut-il redevenir humain ?).
***
J’espère que j’ai réussi à traduire la poésie des images du rêve, les sentiments d’amour et de haine que je ressentais pour mes personnages, l’hyperréalisme de la cruauté du monde… Si tout n’y est pas, sachez que j’ai fait de mon mieux, comme toujours. À présent Amina Tales vit à chaque lecture pour une courte éternité. Le rêve qui en est l’embryon, comme une providence offerte à mon humble talent, restera pour moi une étape importante et ne me quittera sans doute jamais plus.
Ce livre n’est pas un premier roman, mais sûrement le plus important. Le background étant assez sombre j’ai désiré que l’histoire soit avant tout une aventure, avec des rebondissements, des surprises, de l’action et même de l’humour. J’ai voulu qu’on ne s’y ennuie jamais, qu’on puisse être triste, ou enchanté, que l’on vibre en sachant à l’avance qu’Amina ne prend pas la bonne décision, qu’au détour d’un couloir elle va forcément s’en prendre plein la figure, sauf que… Il y a plein d’imprévus dans cette odyssée. Ceux que vous aimiez vous trahissent, leur passé recèle des choses inavouables, vous ne pouvez compter sur personne. J’ai mis mon personnage au centre de l’histoire, en lui tenant la main, pour encore mieux la relâcher et laisser le lecteur découvrir par quel miracle elle va s’en sortir… ou pas.
Amina se bat contre les éléments, un univers qui s’écroule, une Apocalypse : elle est abusée, manipulée, ça ne finit pas forcément bien, en tous cas pas de la façon qu’on avait imaginé. Elle est l’étincelle dans un monde obscur, elle réalise l’impossible sans certitudes afin d’échapper à la fin de ce rêve étrange : le froid, l’oubli, la mort.
Ce personnage de fiction n’a pas de super pouvoirs, et lorsqu’elle en acquiert (sans son consentement) il n’est pas certain qu’elle sache s’en servir… Mais elle est comme une lumière qui brille de mille feux, parce que la nuit est la plus noire qui soit et que mon héroïne représente l’innocence, la victime collatérale, l’un de ces enfants oubliés dans tous les génocides du monde.
Le rêve m’aura mené bien loin, au fond de moi je suis tenté d’affirmer qu’Amina n’est pas sortie du néant, qu’elle m’a choisi en m’envoyant un songe. Rassurez-vous : je ne vais pas le faire ! Je ne suis pas Verlaine dans "mon rêve familier"… On pourrait en dire long sur les rapports entre un auteur et ses créations, mais je préfère laisser le lecteur emprunter les sombres couloirs de "Soleil noir" et se faire lui-même une idée sur la vraisemblance de mes personnages, si j’ai su ou non leur donner une certaine réalité. Dans notre monde à court de ressources, y-aura-t-il une Amina Tales pour échapper à la solution finale ?
Il me semblait important de préciser d’où vient cette histoire…
FREDEL, le 16 septembre 2016.


mardi 16 août 2016

Merci à POLJACK  pour sa chronique de l'Intégrale !

Mon avis :
J’avais chroniqué, il y a quelques mois, le tome 1 de ce roman, paru sous le titre de Soleil noir. J’en avais plutôt dit du bien, et j’attendais − sans impatience, son emploi du temps ne lui permettant pas d’être là − de lire enfin la suite, étant donné que l’auteur nous avait laissés sur une fin pleine de suspense.
Cette suite se compose de deux tomes : Lune noire et Terre noire. À la fin du volume précédent, on voyait l’héroïne quitter la station Eden-One. On devine donc sa destination. Malgré le titre du deuxième opus, la plus grande partie du récit se déroule non pas sur la lune, mais bien sur Terre. Personnellement, je conseillerais aux lecteurs de se lancer dans l’intégrale, plutôt que de lire les trois volumes séparément, surtout s’il s’écoule beaucoup de temps entre chaque lecture. D’autant que les tomes 2 et 3 sont plus courts que le premier. J’ai dû relire en diagonale celui-ci pour me remémorer le début de cette aventure, et ce n’était pas un luxe tant elle fourmille de personnages, de détails importants à garder en tête pour une bonne compréhension de l’histoire.
Si ce récit m’avait agréablement surpris dans Soleil noir, par le monde futuriste dans lequel Fredel nous invitait, par l’intrigue elle-même, c’est dans cette suite que l’on comprend mieux les interrogations qui ont amené l’auteur à écrire Amina Tales. Car oui, et c’est pour moi tout l’intérêt, ce roman n’est pas un simple livre « pour se vider la tête ». Il propose, à travers un conte futuriste, une véritable réflexion sur le monde d’aujourd’hui et ce qui fait de nous des êtres humains. Donc, si vous cherchez un livre facile à lire, passez votre chemin ! Car même si l’écriture est abordable, il n’en est pas moins un roman qui a du fond. Et rien que pour ça, il mérite le détour.
Et pour mieux vous en convaincre, je salue également l’inventivité de Fredel qui a su créer un monde surprenant et néanmoins crédible. Mais, avis aux âmes sensibles, ce récit est terriblement sombre. On se rapproche ici de la noirceur de l’univers d’un Phillip K. Dick. Une SF post-apocalyptique, dit l’auteur… Je dirais pour ma part qu’on est plutôt en pleine apocalypse ! Les plus exigeants trouveront sans doute que l’ensemble manque un peu d’originalité dans le style, mais soyons conciliants, rare sont ceux qui écrivent un chef-d’œuvre au premier essai, et si Amina Tales n’accède pas au titre suprême, il reste un bon roman et je ne doute pas que son auteur nous donnera toute l’envergure de son talent dans de prochains écrits.

En conclusion, si vous appréciez la SF bien noire, ce livre est pour vous.

vendredi 12 août 2016


A présent une curiosité,  dispo sur Amazon au format Kindle :

SILEREVES - Poèmes Choisis, recueil préfacé par... FREDEL

(que l'on peut considérer comme une sorte d'appendice à Silereves Hors du Monde...)

 

 


mardi 2 août 2016



Une Chronique "Whoaw" de AMINA TALES L'INTEGRALE, par la bloggeuse Hong Hoa ("simplemademoiselle") :

Bonjour à tous !
Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un livre que je viens de finir, après 2 semaines à le dévorer un peu tous les jours, tous les soirs. Je viens vous parler d’un pavé de 1200 pages sur tablette, un roman ou plutôt 3 tomes (oui j’ai eu le droit de lire l’intégrale !!!) en béton si je puis dire, et qui pèse lourd, dans tous les sens du terme. Je remercie vivement l’auteur de m’avoir fait découvrir son oeuvre et de me l’avoir envoyé en ePub. 
Mais ne tardons pas plus, voici ce qu’il me reste en tête.
  • Tout d’abord, j’aimerais juste dire : Woaw. En effet, c’est un livre de science fiction qui a un univers juste… Woaw. Non sérieusement, il n’y a pas d’autres mots. L’univers est très bien construit, assez complexe en revanche, il faut s’accrocher pour tout comprendre, surtout sur la fin.
  • Mais au delà de l’univers, l’histoire est riche et imprévisible. De nombreux rebondissements, alors qu’on ne s’y attend pas. C’est toujours la surprise, on ne sait pas du tout où tout cela va nous mener et j’adore. L’auteur a su sortir des sentiers battus et nous raconter une histoire nouvelle. De plus, alors que tout débute dans une relative simplicité, on se demande dès le départ comment cela peut continuer. Même  la fin, je me demandais comment l’auteur allait pouvoir finir son livre.
  • Les personnages principaux ont une réelle évolution et ne sont pas parfaits. leur personnalité est assez travaillée en général
  • Globalement, tout est cohérent et je n’ai pas remarqué de faits/événements qui me paraîtraient improbable et impossibles.
  • L’écriture est agréable et fluide. Il n’y a pas d’hésitation et on sent que l’auteur est certain de ce qu’il écrit. Il sait où il va, il n’y a pas d’hésitation car son univers est très bien construit et infiniment travaillé ! Ce n’est pas un livre de stylistique et je pense qu’adolescents et adultes peuvent le lire sans problème, sans que l’écriture soit une barrière.

mardi 12 juillet 2016

 

Le compte Instagram de FREDEL :

https://www.instagram.com/photo_fredel/

https://www.instagram.com/photo_fredel/ 


lundi 27 juin 2016



L'intégrale de AMINA TALES est dorénavant dispo au format papier sur Amazon, ICI.